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DE LA FRANCOPHONIE AU COMMONWEALTH : PROPOSITION DES SÉNATEURS DE LA RDC POUR VAINCRE LE RWANDA. (TRIBUNE D’ARISTOTE NGARIME)

De voix s’élèvent de partout pour condamner l’agression RWANDAISE , jeunes et vieux, hommes et femmes, politiciens et société-civile, élus et non élus.

Le lundi 21 novembre dernier , au Hall du sénat, à en croire les sénateurs de l’Union sacrée sous l’égide de BAHATI LUKWEBO ,tel qu’indiqué dans leur discours, le Congo doit quitter la francophonie suite à la passivité de cette structure à condamner l’agression rwandaise ainsi que la reconduction de Louise mushikiwabo en qualité de secrétaire générale de ladite organisation.

Plusieurs questions taraudent mon esprit qui nécessite un éclairage de la part de nos sénateurs pour éviter de qualifier cette démarche de populiste, prématurée et d’une vaste blague.

En effet, se soustraire de la francophonie pour intégrer le Commonwealth? ou adopter la langue russe et la langue chinoise ? Si la solution serait au niveau de la langue, laquelle de langue étrangère obtiendraient-ils ? La langue russe, la langue anglaise ou la langue chinoise ?

Depuis belle lurette, le parrain du RWANDA a toujours été l’Angleterre, le socle de Commonwealth. Le dernier sommet de Commonwealth a eu lieu à Kigali.
Pour renchérir, l’Angleterre désir envoyer un lot d’émigrés clandestins au Rwanda sachant que ce pays n’a pas d’espace terrestre, et ce, au mépris de droits des réfugiés. Beaucoup de nos pays voisins ont une longueur d’avance dans la locution de la langue anglaise ça serait l’instauration de l’empire hima tutsi à notre défaveur.

Cette problématique de la mutation de la francophonie au Commonwealth nécessité une démarche hautement scientifique, économique et culturelle et non sur fond d’humeur, d’état d’âme et du populisme.

D’aucuns estiment que le Commonwealth offre une bonne opportunité économique profitable aux Etats membres ,tel est aussi mon avis.

Cependant, notre intégration au Commonwealth ne doit pas être comme une solution durable, une recette magique pour éradiquer l’insécurité à l’Est et stopper la vision expansioniste du Rwanda.
On se trompe de curseur.

Certes, en relations internationales, une langue peut-être considérer comme un soft power, une puissance douce,un instrument de domination, cause d’une grande ouverture ou d’autarcie.

Par ailleurs, la protection d’un État ainsi de ses terres appartient au plus fort, pas à cause d’une langue, fût-elle francophone ou du Commonwealth.

Aucun Etat n’a des devoirs envers un autre. Tout Etat n’a des devoirs qu’à l’égard de lui-même et de ses membres. Ces devoirs se résument en un seul : être fort, devenir de plus en plus fort, plus il l’est, plus il aura des raisons d’être et de subsister.

En matière de relations internationales, tout intérêt est légitime s’il ya de la force pour le défendre.

La terre appartient à celui qui sait la posséder et la maintenir dans son giron . Il n’y a que les faibles pour trouver cette perception inique .

l’État congolais doit revoir sa géopolitique et retravailler ses facteurs de puissance pour exister.

La Chine s’est développée sans la francophonie et le Commonwealth.

La Russie tient debout sans l’une des langues citée ci-haut.

Existons militairement en lieu et place de se greffer à une langue étrangère pour exister.

Fait à Kinshasa le 22 novembre 2020.

Aristote NGARIME
Chercheur en sciences politiques et relations internationales

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